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 but if you close your eyes. (dominique)

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MessageSujet: but if you close your eyes. (dominique)   Mer 28 Jan - 7:13


if you close your eyes
i was left to my own devices many days fell away with nothing to show. and the walls kept tumbling down in the city that we love. great clouds roll over the hills, bringing darkness from above. but if you close your eyes, does it almost feel like nothing changed at all?



Repassant dans sa chambre après avoir passé la matinée à voler seul sur son balai, Lorcan n’hésite pas un seul instant avant de sortir la malle jusque là soigneusement glissée sous son lit. En sortant quelques affaires, il finit par rapidement en sortir ce qu’il recherche. Un livre bien caché au fond, qu’il a pris soin d’acheter et de lire durant l’été – lorsqu’il n’était pas occupé à faire semblant de s’entendre avec Lysander. Celui-là même qu’ils avaient désigné comme étant leur lecture de l’été au café lecture, le premier qu’ils commenteraient tous ensemble. Et enfin est venu le temps d’en parler tous ensemble, quand bien même la dernière réunion du café semble remonter à plusieurs années. Que tout cela semble dater d’une autre époque, où tout allait bien mieux. Il se mord la lèvre inférieure, incapable de se retenir de penser que tout cela est de sa faute. Non pas qu’il se place en victime mais c’est bien le cas, tout va de travers depuis qu’il s’est laissé à embrasser Darcy. La copine de son frère. Non, l’ex-copine de son frère. Lorcan ressent un pincement au cœur à cette idée mais il s’avère incapable de déterminer si cela est parce qu’il n’accepte toujours pas l’idée que la jeune femme préfère son jumeau ou parce qu’il culpabilise. Il s’agit certainement un peu des deux, comme à l’accoutumée. La gorge nouée, il se laisse pourtant tomber sur son matelas, ouvrant le livre à une page aléatoire avant de se plonger dedans. Il reste ainsi de longues minutes, peut-être même plus d’une heure, à reprendre l’histoire en plein milieu de l’action, à décrypter des pages qu’il connait pourtant déjà presque par cœur. Il a passé l’été à lire le même ouvrage, inlassablement, jusqu’à en faire une overdose. Incapable de lire son livre favori en l’absence de Darcy, il s’est rabattu sur le seul qu’il n’avait pas encore lu trop souvent. Sans doute pour oublier le fait que la Ollivander ne passerait pas une seule fois de l’été, qu’il ne partagerait pas ce genre de moment avec elle. Rattrapé par le temps, il finit toutefois par se lever, glissant rapidement son exemplaire dans un sac, avant de quitter la chambre en refermant soigneusement la porte derrière lui. La tête ailleurs, Lorcan avance dans ces couloirs qu’il connait par cœur, sans même faire attention à ce qu’il fait. Il se laisse guider par ses pas, sachant pertinemment qu’il arrivera à la tour nord quoi qu’il arrive. Sans compter qu’un rapide coup d’œil en direction de sa montre, lui indique qu’il a bien le temps de se laisser porter, étant donné que la réunion n’est pas prête de débuter. Mais au détour d’un mur, alors qu’il approche enfin de la tour, le brun surprend des éclats de voix. Celles-ci, il serait capable de les reconnaître entre mille. La voix de la femme qu’il aime et celle de l’une de ses bonnes amies.

Il s’arrête au coin du mur et tend l’oreille, se maudissant presque instantanément d’ainsi écouter la conversation des deux jeunes femmes. Mais il ne peut s’empêcher d’avoir envie de comprendre ce qu’il se passe ; ces éclats de voix l’inquiètent. Après tout, Dominique et Darcy ont toujours été plutôt bonnes amies et Lorcan ne peut s’abstenir de s’inquiéter de ce qui est en train de passer. Autant il n’a pas envie que la Weasley se trouve contrariée, autant il n’a pas non plus envie que Darcy se trouve seule après avoir subit une énième dispute – seule, sans Lysander, sans Dominique et presque sans lui, cela serait bien trop. Alors qu’il tend l’oreille, il parvient à intercepter quelques mots. Dont son prénom. Fronçant les sourcils, Lorcan s’adosse au mur derrière lui en fermant les yeux, attendant juste de comprendre ce qui est en train de se passer. Mais c’est à croire qu’il est arrivé trop tard. Bien vite, l’échange prend fin et des bruits de pas se font entendre, avançant dans sa direction. Et avant qu’il n’ait le temps de s’expliquer, c’est Dominique qui passe le coin du mur, juste face à lui. Elle effectue quelques pas, semblant ne pas l’avoir vu, avant qu’il ne l’intercepte, l’obligeant à s’arrêter. « Dominique ? » commence-t-il, se sentant un peu idiot de lui faire remarquer sa présence de la sorte. Mais il préfère choisir de jouer cartes sur table ; il les a entendu, a même écouté quelques bribes de conversation et elle le saurait tôt ou tard. Autant qu’elle l’apprenne tout de suite et de la bouche de Lorcan. « Tout va bien ? Je vous ai entendu, avec Darcy. Ça fait bizarre de vous entendre vous engueuler. » confesse-t-il à mi-voix, se sentant presque coupable. Après tout, il s’agit bien de son nom qu’il a entendu. Mais cela est peut-être bien trop égocentrique de sa part de se croire au centre de leur mésentente. Peut-être cela n’était-il même pas une dispute – impossible, elles haussaient bien trop la voix. Peut-être cela n’a-t-il rien à voir avec lui. Peut-être a-t-il mal entendu. Elles devaient parler de Lysander. Oui, sans doute. Se décollant du mur sur lequel il est resté appuyé jusqu’alors, le jeune homme s’approche de Dominique, un sourire légèrement pincé sur le visage. « Ça va aller, n’est-ce pas ? » ne peut-il s’empêcher d’ajouter, d’une voix hésitante. Un timbre qui ne lui ressemble pas, lui qui est toujours si sûr de lui d’habitude. Mais ces derniers mois ont suffit à ébranler ses convictions et à le faire hésiter sur sa personne. Chose qui ne dura certainement pas. Du mois ose-t-il l’espérer.

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MessageSujet: Re: but if you close your eyes. (dominique)   Jeu 29 Jan - 6:20

if you close your eyes
Lorcan Scamander
feat.
Dominique Weasley


 

 



 

 


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D'aussi loin que l'on puisse s'en souvenir, tu n'étais pas le genre de donzelle qui rechignait à dire ce qu'elle pensait, quitte à aller jusqu'à la confrontation. Non, certainement pas, même lorsqu'il s'agissait de l'une de tes meilleures amies. Alors Darcy n'échappait pas à la règle. Tu avais beau détesté te disputer avec elle, tu n'allais certainement pas la laisser reporter toute la culpabilité de cette misérable situation sur Lorcan. Non. Certainement pas. Ce n'était pas seulement un mensonge, c'était absurde et hypocrite de la part de la demoiselle. Tu ne pouvais pas la laisser balancer ce genre de connerie sans y trouver à redire. Il était probablement celui qui souffrait le plus de cette situation et ce, bien avant ce misérable baiser. Il avait dû subir les roucoulements des tourtereaux, bien trop heureux de leur propre bonheur pour se rendre compte qu'ils le blessaient. Leur amour était pire que n'importe laquelle trahison. Et comme s'il n'avait pas souffert suffisamment souffert de cette éffusion dégoulinante d'amour indésirable, il avait perdu son allié de toujours, sa meilleure amie qui se trouvait également être la dame de son cœur. Oh tu n'en voulais pas à Darcy de ne pas avoir partagé cet amour... Non. Que pouvait-elle bien y faire? Elle ne l’aimait pas de cette façon. Ce qui tu acceptais nettement moins, c'est qu'elle veille faire porter tout l'échec de sa relation à Lorcan, elle qui n'avait pas voulu voir l'évidence. A chaque fois que le sujet était abordé, tu explosais, consumer par une rage intérieur que tu ne saurais décrire. Les mots sortaient seul et tu te mêlais bien malgré toi de cette histoire qui, avouons le, ne te regardais pas. Tu n'étais pourtant pas du genre à te mêler des histoires de cœurs des autres. Tu avais suffisamment à faire avec a tienne... Mais dans ce cas précis, tout était différent et tu ne pouvais accepter que Lorcan soit le grand perdant alors que son crime n'avait été que d'aimer la mauvaise personne. Et comme si cela ne suffisait pas, il était torturé par une forme de culpabilité couplé d'un désir inassouvi et d'un espoir ridicule.

Un seul mot avait suffit pour que la conversation ne dégénère. Les mots s'étaient succéder. Bien trop vraie, trop dure et sans doute trop dérangeant. Le volume sonore avait considérable augmenté. Le son de leur voix se répercutaient contre les murs du couloir. L'agacement s’infiltrait dans tes veines et venait te ronger les entrailles. Il s'agissait toujours de la même dispute, mais tu campais sur tes position alors qu'elle même se retranchait derrière sa propre vision des choses. C'était du vent. Il fallait que tu t'éloignes, que tu prennes de la distance, que tu laisses cette colère se dissipé. Tu ne lui en voulais pas. Pas réellement. Non. Darcy était une personne a part entière, avec ses idées et sa personnalités. C'est ce que tu appréciais tant chez la jeune femme. Les différences. Elle rendait votre amitié bien plus réelle et authentique que n'importe quelle autre amitié. Alors ce n'était pas un désaccord qui allait semer le trouble entre vous. Non. En tant qu'amie, tu considérais que tu pouvais lui dire des vérités qui n'était pas forcément agréable à attendre. Justement parce que vous étiez amie. Tu savais également que ses vérité ne creuserait pas un fossé entre vous. « On s'voit plus tard. » Tu marmonnes à peine alors que tu t'éloignes d'elle, lui balançant vaguement un signe de la main en guise de salut. Tu ne te tracasses pas. Pas plus que cela. Tu laisses tout de même échapper un soupire, lasse et fatiguée. Tu te laisses embarquée dans le flot de tes pensées. Un peu trop sombres et torturées. Pourquoi faut-il que les relations humaines soient aussi compliquées? Nulle n'est à l'abri. Dans le jeu des sentiments, on est tous logé à la même enseigne.

« Dominique ? » La voix de Lorcan te parvient. Tu te sens idiote de lui être passée sous le nez sans avoir remarqué sa présence. Hm. Tu tournes les talons, un sourire malicieux fendant tes lèvres alors que tu viens déposer un baiser contre sa joue. Tu ne crois pas l'avoir encore vu aujourd'hui. « Tout va bien ? Je vous ai entendu, avec Darcy. Ça fait bizarre de vous entendre vous engueuler. » Probablement aussi bizarre que de te voir, Lysander et toi vous déchirez pour une file !!! Evidemment, tu t'abstiens. Il y a plusieurs sortent de vérité, celle que l'on peut se permettre de dire et celle qui n'apporte que de la peine et de la tristesse. Cette vérité là n'aurait rien apporté de bon. Tu n'es pas là pour le blesser. Non, pas lui. Il s'approche, un peu coincée par la situation. Peut-être a-t-il perçu des brides de conversation... Sans doute. « Ça va aller, n’est-ce pas ? » Tu laisses échapper un léger rire alors que tu te saisis de ses mains. Tes doigts viennent délicatement tapoter le dos de sa main. Tu hausses finalement les épaules. « Bien évidemment. Ce n'est pas la première fois que l'on s'engueule et certainement pas la dernière. C'est juste que... On ne peut pas toujours être d'accord. Et pour le moment, certaine de ses réactions m'agacent. Tu me connais, je peux pas garder ça pour moi. » Vraie. T'es pas du genre à mâché tes mots et tourner autour du pot. Pas plus que de cacher la vérité. « Tu veux qu'on en parle? » Parce que tu sais qu'il a comprit. Parce que tu sais qu'il sait. Tu ne vas pas lui laisser croire que ce n'est pas le cas, non, certainement pas. Tu ne joues pas. Pas avec ça.Hm. Tu veux bien parler de la situation avec lui, mais tu ne veux pas devenir le messager. Si vous en parler,, c'est parce qu'il en éprouve le besoin. Uniquement. Tu laches ses mains pour venir glisser ta main contre son bras, l’attirant vers le couloir pour faire quelques pas et potentiellement s'éloigner de l'endroit où se trouve Darcy... Si elle s'y trouve encore.
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MessageSujet: Re: but if you close your eyes. (dominique)   Jeu 29 Jan - 22:43

Le sang afflue à ses tempes, lui donnant un étrange sentiment de palpitations alors qu’il entend que l’on profère son prénom. Ses mains tentent de s’accrocher au mur derrière lui mais elles ne font qu’heurter une surface lisse, dépourvue de toute prise. Est-ce qu’il a vraiment entendu son prénom ? Rien n’est moins sûr. Il ne sait pas non plus laquelle des deux jeunes femmes l’a prononcé – il pense qu’il s’agit de Dominique mais les choses se bousculent tellement dans sa tête, qu’il se trouve incapable d’en être sûr – mais il ne peut s’empêcher d’être profondément mal à l’idée de se trouver ainsi au cœur d’une mésentente. Il déglutit, s’imaginant les reproches dont Darcy peut bien l’accabler, à défaut de pouvoir l’entendre les prononcer de vive voix. En effet, il a beau avoir le cœur serré et se sentir coupable d’ainsi épier une conversation à laquelle il n’est pas convié, il ne peut s’empêcher de regretter quelque peu de ne pas en avoir surpris le début, de ne pas avoir entendu plus de quelques bribes. Il apparait pourtant rapidement qu’il est trop tard pour regretter quoi que ce soit, alors que des pas se mettent à approcher. Et pour la première fois depuis aussi longtemps qu’il puisse s’en souvenir, il espère que ce n’est pas la Ollivander qui approche. Il n’ose pas imaginer la fureur dans laquelle elle entrerait si elle le découvrait ainsi, en train d’épier l’une de ses conversations. Aussi est-ce avec un certain soulagement qu’il voit apparaître Dominique, la sorcière avançant d’une démarche presque furibonde, les poings serrés ; passant devant lui sans même le voir à ce qu’il semblerait. Mais au lieu de rester silencieux comme il aurait certainement dû le faire, Lorcan ne peut s’empêcher de se décoller du mur pour l’intercepter, allant sans détour à sa rencontre. En temps normal, il aurait été tellement honteux qu’il aurait tenté de se faire le plus petit possible, mais aujourd’hui, sa curiosité s’avère n’avoir jamais été aussi poussée. Aussi ne regrette-t-il pas un seul instant son geste, quand bien même il appréhende quelque peu ce que va dire Dominique. Celle-ci ne lui adresse qu’un regard étonné, sans plus. Sûrement est-elle encore plongée dans son altercation avec Darcy, et voilà pourquoi elle ne s’est pas indignée en devinant que le brun les avait écoutées. S’approchant de lui, elle sa saisit même de ses mains, comme si elle tente de le réconforter. Ce qui conforte grandement Lorcan dans ce qu’il a entendu. « Bien évidemment. Ce n'est pas la première fois que l'on s'engueule et certainement pas la dernière. C'est juste que... On ne peut pas toujours être d'accord. Et pour le moment, certaine de ses réactions m'agacent. Tu me connais, je peux pas garder ça pour moi. » Elle a bien raison. Il sait que Dominique a toujours été quelqu’un de franc, préférant dire ce qu’elle a sur le cœur plutôt que de garder quelque chose pour elle. Et ce au risque d’heurter la sensibilité de ses amis – ce qui est aussi une très bonne façon de savoir qui le sont réellement, selon elle, après tout, un vrai ami ne la laisserait pas parce qu’elle a tenté de donner son point de vue. Lorcan a d’ailleurs toujours apprécié sa vision des choses, cette philosophie particulièrement vraie. Mais ce n’est pas pour autant qu’il apprécie le fait de la voir ainsi s’engueuler avec Darcy. « Tu veux qu'on en parle? » demande-t-elle, semblant remarquer son égarement. Le brun lui adresse un léger sourire pincé, avant d’hocher doucement la tête, de façon presque invisible. Il a besoin de se confier, c’est certain, de parler, de dire ce qu’il a sur le cœur. Et Dominique a toujours eu un don pour faire en sorte qu’il se sente mieux. Il s’agit à vrai dire d’une amie inestimable que celle-là. « J’ai cru entendre mon nom… » commence-t-il avant de s’humidifier les lèvres. « C’est le cas, n’est-ce pas ? » Il ne peut s’empêcher de l’implorer du regard, espérant sans doute qu’elle démente ses dires ; mais Dominique n’est pas du genre à lui mentir pour lui faire plaisir. Non, elle préfère toujours se risquer à dire la vérité, quitte à prononcer les mots qui fâchent et à ébranler les gens qui lui font face. Une qualité tout autant qu’un défaut. Enfin, Lorcan n’a jamais pu s’empêcher de trouver qu’il s’agissait là d’une qualité, avant que cela ne l’atteigne réellement. « J’ai peur qu’elle m’en veuille pour toujours. Tout semble bien aller certaines fois et puis là… Des reproches, tout le temps. Je sais que ce que j’ai fait est mal mais… Je ne le voulais pas. » commence-t-il, penaud. Et il se sent stupide d’ainsi se lamenter sur ses problèmes alors que Dominique a déjà les siens, mais il ne peut pas s’en empêcher. Il a besoin de se confier. Il ne s’est jamais senti aussi faible à vrai dire et cela ne lui convient pas, il ne veut pas être ce sorcier qui se morfond à longueur de journées. Il veut être le sorcier bien vivant d’autrefois. Mais il doit sans doute commencer par faire son deuil pour cela. « C’est évident, non, que je ne voulais pas les perdre ? » Sa voix s’élève en une espèce de grognement, alors qu’il tente de se reprendre, de se montrer fort. Il voit clairement les visages de Lysander et de Darcy se dessiner devant lui. Eux aussi sont idiots, idiots de croire qu’il a voulu qu’ils se déchirent. Il n’était plus réellement lui-même lors de cette soirée, l’alcool aidant. Sans quoi il aurait pu attendre que son heure vienne encore bien longtemps. Après tout, il a déjà attendu pendant un peu plus de cinq ans, alors qu’est-ce que sont quelques mois ou années de plus ? Quelque chose de minuscule par rapport au reste, sans aucun doute. Et il ne se sent même pas coupable d’avoir ainsi désiré qu’ils se séparent, après tout, son frère ne s’est jamais senti coupable de l’anéantir.

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MessageSujet: Re: but if you close your eyes. (dominique)   Jeu 29 Jan - 23:48

if you close your eyes
Lorcan Scamander
feat.
Dominique Weasley


 

 



 

 


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« J’ai cru entendre mon nom… » C'était une évidence. Comment aurait-il pu ne pas l'entendre? Toute personne normalement constituer est programmer pour entendre lorsque son prénom est prononcé dans une conversation, plus que n'importe quel autre mot de notre vocabulaire. Alors si le nom en question est prononcé dans une conversation animée... C'est inévitable qu'il l'ait entendu. « C’est le cas, n’est-ce pas ? » Tu lui souris, doucement, tu te veux réconfortante. Mais pas trop. Tu ne voudrais pas qu'il le prenne pour de la pitié.. Et s'il y a bien un sentiment que tu détestes, c'est la pitié. Ce n'est pas en plaignant les gens que tu les aides à s'en sortir. Non. Ce n'est pas en les confortant dans leur malheur que tu les aides à sortir du trou. Il transpire la nervosité, encore bouffée par la culpabilité de ses actes. « J’ai peur qu’elle m’en veuille pour toujours. Tout semble bien aller certaines fois et puis là… Des reproches, tout le temps. Je sais que ce que j’ai fait est mal mais… Je ne le voulais pas. » Tu roules des yeux, exaspéré qu'il pense lui aussi être coupable de cette fâcheuse situation. En le repoussant, Darcy et Lysander avaient réussi à lui faire prendre toute la responsabilité de l'échec de leur relation. Par Merlin, ce qu'ils pouvaient être d'insupportables hypocrites. Quant à Lorcan, il se laissait bouffer par ses démons et par les leurs. « C’est évident, non, que je ne voulais pas les perdre ? » Tu laisses échapper un soupire. Tu te stoppes à nouveau dans le couloir. Tu viens te mettre en travers son chemin, venant poser la main sur les épaules de ton ami. Tu plantes ton regard dans le sien. Tu ne pouvais pas le laisser comme cela. Non certainement pas. Il fallait que quelqu'un lui rappelle qui il était réellement et surtout, ce qu'il n'était pas. Par Merlin, il n'était certainement pas ce connard sans cœur qui avait volontairement briser la relation de son frère.

Tu prenais une inspiration profonde, essayant de remettre de l'ordre dans tes idées pour que chaque mot prononcé soit mesuré et qu'il ne porte pas à confusion. Tu cherchais des mots qui ne seraient pas trop dure à entendre, essayant de pallier au manque de tacts qui te caractérisait tant. Tu n'étais pas la pour le blesser, mais tu doutais de pouvoir y avoir. « Ecoute Lorcan, tu n'es pas le fautif dans cette histoire. Tu n'as RIEN fait de mal. Si tu savais comme ça me fout en rogne de te voir aussi mal alors que bordel... Dans l'histoire tu es celui qui a penser à leur propre bonheur, quitte à foutre le tient au placard !!! Merde Lorcan, t'es pas la face de troll qui lui à voler l'amour de sa vie!? » Et cette rage qui bouillonne à nouveau en toi, qui émulsionne le sang qui circule dans tes veines, qui fait rougir tes joues trop pâle. Tu n'arrive pas à la retenir, à la contenir, elle dégueule de toi. Ta poigne se resserre davantage sur les épaules du jeune homme. Tu as presque envie de le secouer. Tu ne supportes plus qu'il puisse croire ce genre d’absurdité. Il vaut tellement mieux que tout cela. Il vaut tellement mieux que Darcy. Ça a beau être ta pote, tu le penses sincèrement. Il mérite mieux qu'une fille qui ne l'aimera jamais comme il l'aime. « Je n'arrive pas à comprendre comment ils peuvent être aussi cruel avec toi. Parce qu'ils le sont. Ils te foutent toute la responsabilité sur la gueule, parce que c'est tellement plus facile que d'assumer qu'ils ont été égoïste. Tu crois qu'ils ont pensé une seule seconde à toi lorsqu'ils se sont mis ensemble? Non. Absolument pas !!! Oh. Tu vas me dire qu'ils ne savaient pas... En attendant, maintenant, il savent ce qu'ils t'ont fait souffrir, ils savent ce que tu ressens et ça ne les empêche pas de ne penser qu'à leur petite personne !!! Si cela ne concernait que TOI, ils seraient ensemble. Ce n'est pas le cas... Parce qu'ils ont tout les deux quelques choses à se rapprocher dans cette histoire.»

Tu te stoppes. Est-ce que tu es réellement en train de lui hurler dessus? Tu t'en es même pas rendue compte. Tu t'es laissée embarquée par cette avalanche de sentiments. C'est plus fort que toi, tu es incapable de te maîtriser, de faire dans la demi mesure. T'e à le souffle court et la respiration haletante. Tu sens ton cœur qui grogne douloureusement contre ta poitrine. Tes battements irréguliers. Et la chaleur qui envahi tout ton être. Et la rage qui bouillonne dans tes veines et fait monter le rouge à tes yeux trop pâle. Ça te fout mal au crane et les palpitation qui résonne contre tes tempes. Tu te sens vide. Tu as laissé cette rage dégueuler... Et tu te retrouves avec un Lorcan en miette. C'est toi. C'est personne d'autre. La violence se mêle à la douceur. Tu t'en veux d'avoir réagit avec autant de virulence. Tu en oublies presque que tu parles de deux personnes qu'ils aiment... Deux personnes que tu aimes également. Tu laisses échapper un soupire avant de fondre sur lui pour le serrer contre toi. Coupable et pourtant satisfaite d'avoir tout balancer. Le font y était... C'est juste que tu n'y a pas mis la forme qu'il fallait. Hm. « Je suis désolée. C'est juste que je voudrais pas que tu oublies à quel point tu es quelqu'un de formidable Lorcan. Parce que tu l'est, hein!? Tu le sais j'espère? » Tu t’écartes rapidement pour le toiser à nouveau, un sourire contrit et coupable qui vient fendre tes lèvres. C'est pas une question de rhétorique. Non, tu attends vraiment sa réponse... Parce que tu crèves de trouille à l'idée qu'il puisse oublier à quel point c'est un mec bien. Tu le toises attentivement, vérifiant que ton franc parler n'a pas fais trop de dégât. C'est dangereux c'est chose là.

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MessageSujet: Re: but if you close your eyes. (dominique)   Mer 4 Fév - 3:24

Les mots heurtent mon cœur comme autant de sortilèges, alors que Lorcan grimace. Il arrive que le franc parler de la jeune femme soit réellement blessant, même si certaines fois, comme ici, elle ne le cherche pas réellement. Ils pourraient même passer pour des mots de réconfort, dits sur un autre ton et peut-être même, à une autre personne. Car le Scamander ne parvient pas ici à y trouver son compte, à y trouver ce qui est censé le tirer vers le haut et le sortir de son pétrin. De ce calvaire, cette prison de chaire qu’est devenu son cœur. Un organe empli de sentiments allant dans tous les sens, et de rêves brisés. Et il se sent mal alors que Dominique le sert contre elle, son cœur battant à tout rompre contre sa poitrine. Il a peur qu’elle le sente, qu’elle prenne conscience de cette angoisse qui le dévore toujours un peu plus, comme un poison qui l’entraine toujours plus vers le néant. Lorcan déglutit, complètement incapable de rendre son étreinte à la jeune femme. Ses pensées bouillonnent dans sa tête, l’empêche de faire quoi que ce soit. Il se sent comme paralysé. « Je suis désolée. C'est juste que je voudrais pas que tu oublies à quel point tu es quelqu'un de formidable Lorcan. Parce que tu l'es, hein!? Tu le sais j'espère? » La voix de Dominique, au plus près de son oreille, lui fait l’effet d’un électrochoc. Et alors qu’elle se détache de lui, il effectue lui-même trois pas en arrière, conscient de ne pas être d’accord avec ce qu’elle dit. D’être chamboulé par ses propos. Tout simplement parce qu’il n’est pas d’accord, à moins que ce ne soit parce qu’il n’a pas pris la peine de bien y réfléchir. Il ne saurait le dire lui-même. Lorcan laisse échapper un soupir avant de retourner s’adosser contre le mur, après que la blonde ne l’a entrainé un peu plus loin. Sans doute dans le souci que Darcy n’entende pas leur échange. « J’suis pas quelqu’un de bien, Dom. J’ai trahi la confiance de mon frère et détruit le couple de la fille que j’aime. » Sa respiration s’accélère un peu alors qu’une nouvelle fois, il sent les larmes lui monter aux yeux. Crétin, il ne s’est jamais senti aussi faible. Sans l’amour de Darcy, sans la complicité de son frère. A quoi tout cela a-t-il servi au juste ? A rien. Absolument rien. Il ne s’agissait que d’un acte désespéré qui ne l’a mené nulle part. « Et c’est pas parce que mon frère a décidé d’ignorer mes sentiments pour elle, que j’étais obligé de faire la même chose, tu comprends ? J’suis pas quelqu’un de bien. » répète-t-il encore une fois, comme pour graver cette simple phrase dans son esprit. La tristesse monte en lui comme un écrin de fumée, à tel point qu’il ressent ce besoin de plus en plus pressant, de s’en débarrasser, de quelque façon que ce soit. Se détachant du mur, il se met à faire les cent pas, la tête résolument baissée. Il se sent idiot. Il se sent mal. Il n’a pas envie d’être ce gars-là, celui auquel tout le monde tourne le dos parce qu’il n’est qu’un pauvre con. Et s’il apprécie Dominique, il ne peut pas la laisser lui chanter de telles bêtises. Car ses paroles ne sont que mensonges. Pour une fois, elle n’a pas été aussi clairvoyante que d’accoutumée. « Elle me déteste ! » finit-il par lâcher, hurlant presque, alors que son poing heurte le mur. Et alors que ses os craquent en rencontrant la brique, la douleur se fait immédiate. La sensation de brûlure se propage dans tout son avant-bras, lui arrachant un grognement plaintif ainsi qu’une grimace. Il secoue sa main, tentant d’évacuer la douleur alors qu’il perçoit le sang qui coule le long de ses doigts, des plaies fraiches recouvrant ses phalanges. Cela fait des années qu’il ne s’est pas laisser aller à de pareils excès de violence, préférant encore évacuer sa frustration en chevauchant un balai. Pourtant, cette fois, il ne peut empêcher son caractère colérique de refaire surface, transformant sa rage en excès de violence. Il tente pourtant de relativiser, se rassurant en se disant qu’il vaut mieux qu’il ait frappé le mur plutôt que Dominique. Après tout, la Weasley n’a rien fait. Elle cherchait simplement à le réconforter, comme une bonne amie qui se respecte. Il déglutit alors que sa colère retombe d’un coup, ses yeux devenant humide. Il se laisse choir sur le sol, impuissant, le cœur lourd. « J’ai tout raté, tout perdu bordel. Tout ça à cause de mon obsession, de mon amour pour elle. Je n’ai même pas pris le bon cursus. J’ai tout foutu en l’air ! » Amer face à cette accumulation constante de mauvais choix, Lorcan se voit traversé de soubresauts alors que sa fureur retombe d’un coup, se matérialisant sous la forme d’une larme qui roule le long de sa joue et qu’il s’empresse d’effacer d’un revers de main. Ramenant ses genoux contre lui, il cherche à se rassurer lui-même, en oubliant presque Dominique – après tout, elle ne le jugera pas pour son excès de colère, il le sait. Et Darcy ne le déteste pas, non, pas vraiment. Elle lui en veut mais ne le déteste pas. Sinon elle aurait cessé de lui parler pour de bon, l’aurait simplement banni de sa vie.

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