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 it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy

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MessageSujet: it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy   Dim 8 Fév - 13:40




Don't turn your back on me. Don't bury your head deep. Just cause you don't know what to say.



Il parvint au moyen d’un simple « alohomora » à déverrouiller la porte de la réserve  de potions. C’était quand même incroyable que la salle contenant tous les ingrédients nécessaires aux cours de potion puisse s’ouvrir aussi facilement. N’importe qui pourrait y entrer… De plus il n’y avait aucun moyen de savoir qui avait pris quoi, quand bien même il y aurait un inventaire. Lysander se dit que si on le soupçonnait d’avoir volé, la vérité pourrait très bien le tirer d’affaire. Ce n’était pas un crime d’avoir volé pour soigner un camarade. Non ? Lysander sourit en tournant la poignée, puis se planta au milieu de l’étroite salle, qu’il balaya des yeux, à la recherche des ingrédients nécessaires à la conception de la potion contre les furoncles. Un sort particulièrement bien exécuté dans le club de duel (dont une des sessions avait lieu en ce moment même) avait fait quelques ravages… et l’infirmerie était déjà pleine à craquer.  Pas de place pour le pauvre jeune homme qu’il était désormais difficile de reconnaitre tant les furoncles colonisaient son visage. Lysander, en tant que responsable se devait d’assurer (dans la mesure du possible) le bon déroulement des sessions et cela incluait la conservation de l’intégrité physique des membres… Et puis, de toute manière, la potion contre les furoncles n’était pas des plus difficiles et longues à faire. Puisque Lysander était à l’origine du coup porté (avec succès, applaudissez), il devait bien ça au jeune homme qu’il avait défiguré. La victime était en attendant laissée entre les mains de quelques élèves de confiance à qui il avait confié le club pendant qu’il se chargeait de la potion qui serait prête en moins d’une heure. Lysander soupira. Heureusement qu’il avait des restes de ses cours de potions et qu’il avait obtenu un O à ses ASPICs. Parce qu’on ne pouvait pas dire que c’était ce qui prédominait dans le cursus politique qu’il suivait… Et qui ne le passionnait aucunement, d’ailleurs. Parfois il se disait que ses études pourraient être facilement suivies par des moldus tant l’aspect « magique », « poudlarien » était peu présent…
 
Il n’avait pas encore trouvé le premier ingrédient que des pas résonnèrent dans les cachots, ce qui inquiéta un peu le Scamander. Les pas se rapprochèrent dangereusement –la porte derrière lui s’ouvrit inéluctablement.  Lysander se tourna et sursauta lorsqu’il se trouva face à une silhouette plus que bien familière… Les battements de son cœur s’accélérèrent ; ses poings se serrent. Il fit un pas en arrière, comme pour mettre de la distance entre eux. C’est pour dire à quel point il était perturbé en ce moment même. Darcy semblait toute aussi surprise que lui de trouver quelqu’un ici –surtout lui, surtout elle. Ce n’était pas un lieu dans lequel on se trouvait par hasard, elle avait probablement quelque chose de précis à y chercher, elle aussi. Peu importe ce qu’elle était venue faire ici, ce n’était pas pour y trouver Lysander -et réciproquement.
 
Lysander eut quelques secondes de flottement, où les yeux de la brune posés sur lui l’immobilisèrent. Il se reprit cependant rapidement, et détacha son regard de la demoiselle, le reportant sur l’étagère à sa droite, essayant de faire comme si de rien n’était. En vain. Il ne voyait plus rien sur l’étagère. Tout était flou, brouillé dans sa tête. L’atmosphère était étouffante, il avait du mal à trouver de l’air pour respirer sans difficulté. Il avait la tête ailleurs, il ne pouvait penser à autre chose qu’au visage surpris de Darcy. Ce visage qui avait si longtemps fait partie de son quotidien, autrefois, mais qu’il croisait si rarement depuis quelques temps. Ses mains parcouraient l’étagère, ses yeux essayaient de lire les étiquettes mais la tâche était ardue, d’autant plus que la jeune femme ne fichait pas le camp... La présence de l’Ollivander le perturbait, et pas qu’un peu : il ne parvenait plus du tout à se souvenir ce dont il avait besoin. Il émit un soupir agacé, assez fort pour que la jeune femme puisse l’entendre. Assez fort pour qu’elle comprenne que sa présence n’était pas la bienvenue. Il était en train de perdre du temps, là. On l’attendait.
 
 
Il plissa les yeux, fit mine d’avoir l’air concentré et attrapa quelque chose à la va vite, au hasard. Des épines de porc-épic, qui le blessèrent un peu quand il les empoigna. Il était temps de partir. Tant pis, il reviendrait quelques minutes après, quand Darcy ne serait plus là. Il était plus que pressé de partir d’ici, de ne plus à avoir à subir le poids de la présence de l’ancienne serdaigle. Il ne voulait pas rester plus longtemps dans la même pièce que son ex, avec qui il avait coupé tout contact depuis plusieurs mois. Il lui en voulait encore énormément, au moins autant qu’à son frère, et il ne savait pas encore si un jour il serait prêt à passer l’éponge sur ce qu’il s’était passé. Après tout, ce n’était « que» six ans de relation que Darcy avait réussi à effacer, comme ça, au moyen d’un simple baiser.
 
Darcy, qui se tenait juste devant la porte, barrait la sortie. Lysander prit une brève inspiration avant de forcer le passage, et ne prit même pas la peine de la regarder. Il l’ignora, complètement. Il fit comme s’il ne la connaissait pas. De toute manière, c’était tout comme : il avait cru à une période la connaitre, mais tout n’avait été que mensonge. La preuve, irréfutable : ne l’avait pas assez connu pour avoir pu prévoir « l’évènement perturbateur » de la fameuse fête, l’année dernière. Ainsi Darcy était désormais tout comme une étrangère à ses yeux. Il la bouscula légèrement pour pouvoir passer, sans même s’excuser et continua d’un pas certain à s’éloigner de la réserve. D’un pas un peu pressé, même. Après tout, chaque seconde passée avec Darcy le rapprochait un peu plus de leur passé –un passé qu’il donnerait tout pour oublier.

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Dernière édition par Lysander Scamander le Sam 14 Fév - 2:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy   Mer 11 Fév - 8:59




   


Lysander & Darcy
it's true, it that kicks you in the teeth when you are least expecting
Dans la petite chambre 101, Darcy s’était assise en tailleur sur le doux tapis qu’elle avait posé aux pieds de son lit quelques mois plus tôt, lorsque l’administration avait fait de cette chambre la sienne. Les mains au sol, elle triturait les poils longs du tapis par automatisme, le regard fixé devant elle, vers son lit. Sur celui-ci reposait son projet pour son cours de création magique, son balai. D’un bois sombre, elle comptait au terme le recouvrir d’un vernis pour le foncer encore d’avantage, trouvant cela plus élégant qu’un balai clair. Normalement, il lui faudrait l’essayer au fur et à mesure afin de vérifier le bon fonctionnement des sortilèges qu’elle installait dessus, mais elle n’avait jamais tenter l’expérience de monter sur un balai, et le faire sur un balai qui n’en était qu’au stade de l’expérimentation ne lui paraissait pas être la meilleure idée qu’elle puisse avoir. Comme pour lui faire passer le message, le balai se mis à avoir de léger tremblement pour finalement s’arrêter lorsqu’elle posa sa main dessus. Avec sa main droite, Darcy saisit sa baguette de cyprès posée près d’elle sur le tapis pour l’amener au balai et murmurer quelques incantations visant à stabiliser l’objet. A nouveau, elle lâcha le balai, reposa sa baguette au sol, et recommença à torturer son tapis de ses doigts anxieux. Elle attendit de longues minutes qui lui semblaient être une éternité pour finalement voir le balai décoller de quelques centimètres au dessus de sa couverture, lentement, et retomber brusquement. La jeune femme sursauta, intriguée par ce nouvel effet secondaire. Décidemment, ce balai lui causait bien des soucis. Soupirant, Darcy attrapa sa baguette, se leva, et alla vers son bureau où étaient entassés ses bouquins d’enchantements. Elle repéra rapidement celui consacré aux sortilèges pour balais volants, fit léviter ceux positionnés au dessus et s’en saisit avant de faire retomber les autres doucement. Elle l’ouvrit, se concentra sur son problème de lévitation, sa baguette toujours à la main, et attendit que sa précieuse alliée de toujours fasse son travail. Aussitôt, les pages du livre se mirent à se tourner rapidement jusqu’à s’arrêter sur la page 423, dont l’intitulé « défauts de lévitation » l’inspirait plutôt bien. Elle commença donc sa lecture, pour finalement trouver une description qui semblait correspondre aux maux de son petit protégé. Apparemment, son sortilège n’avait été pris en compte qu’à moitié par son balai, qui luttait donc pour s’en défaire, mais une simple potion de gravité suffirait à effacer le sortilège, et elle pourrait refaire son sort pour que son balai lévite correctement. Satisfaite, Darcy remercia silencieusement son livre. Décidemment, elle trouvait toujours ses réponses dans ses bouquins. Elle rangea son bouquin pour sortir celui de potions, où elle mis finalement la main sur la recette de la réponse à son problème, et après avoir rapidement griffonné les ingrédients nécessaires sur un bout de parchemin, elle lança un rapide sort de protection autour de son balai – simple précaution – avant de quitter la pièce.

Dévalant d’un pas pressé les deux étages la séparant des sous sols, Darcy arriva en quelques minutes à bon port, son sac à dos pendant négligemment à son épaule droite, comme à son habitude. Les sous sols lui semblaient déserts, mais encore une fois, cela ne changeait pas de la normal, puisque rares étaient ceux qui s’aventuraient dans les sombres sous sols de l’université. Pourtant, c’était là que se trouvait la réserve des ingrédients pour les potions, et elle ne pouvait pas attendre son prochain cours pour arranger son problème. Depuis qu’elle avait lu le mal que subissait son balai, elle avait l’impression de l’entendre souffrir, et cela était tout simplement insupportable pour elle. Déterminée, Darcy avait alors franchi les derniers mètres la séparant de la pièce qui contenait toutes ses réponses. Elle ouvrit la porte, mais au lieu de voir les centaines de flacons et autres choses étranges que l’on mettait dans les potions, la seule chose que ses yeux acceptaient de voir était Lysander. Cette rencontre plus qu’inattendue eu l’effet d’un coup de poignard dans le ventre de la jeune femme, qui ne s’était pas du tout préparée à la possibilité de tomber sur lui. C’était la première fois qu’elle se trouvait aussi près de lui depuis leur rupture, et surtout, aussi seule avec lui. Mais au lieu de dire quoi que ce soit, il l’avait juste regardé, d’un regard tellement différent que celui tendre et réconfortant qu’il lui adressait autrement que cette fois, le poignard se logea dans le cœur de Darcy, l’empêchant définitivement d’esquisser le moindre geste. Bien vite, il se détourna d’elle, comme s’il ne la voyait pas, ou plutôt, comme s’il ne voulait pas la voir, et elle sentit ses jambes de mettre à trembler. Elle paniquait. Elle cherchait en vain le mot magique pour que tout redevienne comme avant, mais son esprit était comme vidé de toute pensée pertinente. Sous ses yeux angoissés, il continuait à braquer la réserve, encore et encore, jusqu’au moment où finalement, il s’arrêta. Il s’était alors avancé vers elle, faisant accélérer les battements de son cœur sans même en être conscient, et elle ne réalisait même plus qu’elle lui barrait la route. Elle revint cependant à la réalité lorsqu’il la bouscula pour sortir, faisant au passage tomber son sac au sol. Décidément, ce sac n’était pas fait pour rester en place. Elle l’entendait s’éloigner d’un pas pressé, et la panique qui l’avait clouée sur place auparavant lui donna cette fois l’impulsion de lui courir après. « Lysander ! » Non, Darcy ne s’attendait pas réellement à ce qu’il l’attende, mais elle voulait qu’il sache qu’elle arrivait, et qu’elle n’abandonnait pas. Elle courut jusqu’à lui pour finalement le rattraper et s’arrêter jusque derrière lui, essoufflée par sa course et tous ses sentiments qui se bousculaient en elle. « Lysander.. » Elle l’appela à nouveau dans un murmure, pour qu’il se retourne enfin. Elle inspira difficilement pendant de courtes secondes dans l’espoir de retrouver un semblant de respiration, et puis elle abandonna l’idée de parler clairement, consciente que les quelques secondes qu’il acceptait de lui accorder en ne partant pas étaient comptées. « Je sais que tu es en colère, je sais que tu m’en veux, je sais que tu me hais mais.. » A nouveau, elle pris de longues inspirations, les larmes commençant à couler le long de ses joues. Elle était vraiment pitoyable, et cette réalité lui faisait presque regretter d’être là avec lui. Finalement, elle arriva à trouver le courage de lever ses yeux turquoise pour croiser ceux de Lysander. « Tu me manques. » Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle attendait de lui, mais elle n’était tout simplement pas prête à le laisser partir.



   
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MessageSujet: Re: it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy   Sam 14 Fév - 2:24



Ooh I’m a mess right now
Inside out
Searching for a sweet surrender
But this is not the end
I can’t work it out
How?
Going through the motions
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— i'm a mess, ed sheeran.

Il s’éloigna, rapidement, presque précipitamment. Sans se retourner. Il ne voulait pas faire l’erreur de croiser encore son visage, de se voir pris de regrets, de remords –parce qu’il y en avait, il fallait avouer. Ils avaient partagé un long chapitre de leur vie. Il faisait tout pour en commencer un nouveau, sans tenir compte du passé. Mais malheureusement, ça ne s’oubliait pas comme ça, en un claquement de doigts. Plus il mettait de la distance entre eux, plus les battements de son cœur semblaient revenir à la normale. La présence de Darcy ravivait en lui trop de souvenirs, trop de sentiments qu’il préférait enfouir quelque part en lui, et ne plus jamais déterrer. Il avait trop été déçu par le passé.

Mais c’était sans compter Darcy, qui ne semblait pas décidée à le laisser filer, maintenant qu’elle l’avait coincé une fois… Maintenant qu’elle avait pu lire dans ses yeux à quel point sa présence semblait le perturber.

« Lysander ! » Son nom résonna dans sa tête, en écho, encore et encore. Avant, il suffisait qu’elle dise son nom pour qu’il se mette à quatre pas devant elle. Mais ça c’était avant. Lysander accéléra le pas, l’ignorant royalement. Elle ne l’aurait pas en le prenant par les sentiments. Des pas de course résonnèrent derrière son épaule.

 « Lysander..  » Répéta-t-elle dans un souffle, plus doucement. A peine perceptible. Lysander se mordit la lèvre. Ce murmure lui rappela leurs étreintes, leurs caresses. « Pas par les sentiments », hein ? Il avait tellement aimé, pendant toutes ses années la manière dont elle prononçait son nom. Trois syllabes articulées avec douceur, tendresse, et -ce qu’il avait cru- amour. Quand elle l’appelait, il se sentait utile, il retrouvait sens à sa vie. Lysander n’avait décidément jamais pu lui résister. Il se tourna pour faire face à une Darcy qui ne put contenir ses larmes. Il détourna presque immédiatement le regard de son visage, mais resta face à elle. « Je t’écoute. » Dit-il simplement. Autant faire vite, qu’il s‘en débarrasse. Peut-être qu’à force de l’ignorer elle n’avait jamais vraiment compris à quoi leur relation devait se limiter. Peut-être qu’il serait bon de mettre les points sur les i, une bonne fois pour toutes.

«Je sais que tu es en colère, je sais que tu m’en veux, je sais que tu me hais mais.. » Elle n’allait pas recommencer. Lysander tenta de paraitre imperturbable alors qu’il voyait que la belle commençait à perdre ses moyens. C’était difficile, il avait l’impression d’avoir le mauvais rôle –alors que c’était tout le contraire. Mais s’il n’y prenait pas garde il allait finir par craquer lui aussi. « Tu me manques. » Ces mots comme un coup de poignard. Pourquoi s’acharner ? Elle leur faisait du mal à tous les deux. Après tout, à part « Moi aussi », elle savait pertinemment que tout ce qu’il pourrait dire répondre serait des mensonges. Tout cela avait un gout de déjà vu, il avait déjà lu ces mots dans les lettres qu’il avait reçues tout l’été et auxquelles il n’avait pas voulu répondre, les déchirant à peine lues, les brulant dans la cheminée jusqu’à ce qu’elles ne soient plus que cendres. Lysander serra les dents ; serra les poings. C’était dur. Il ne fallait pas croire. Il n’était pas l’être insensible qu’il semblait être face à Darcy et Lorcan. Ca le touchait en plein cœur. C’était une torture même d’entendre des mots, de se voir presque supplier. Il pliait, parfois. Mais il ne rompait pas. Il savait qu’il avait beaucoup perdu en les sortant de sa vie, mais qu’il avait encore plus à perdre à les laisser rentrer à nouveau. Ils avaient trahi sa confiance, tous les deux. Et ils le referaient certainement. Surtout que Darcy et Lorcan étaient en train de se rapprocher, à nouveau. Il les avait vus. Ils ne pouvaient pas lui mentir là-dessus.

Son regard croisa le sien un instant. Ses yeux étaient noyés de larmes. Lysander s’empressa de baisser les siens à cette vue douloureuse. Un instant, il eut l’impression d’être un monstre. Mais qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Depuis quand est-ce qu’il faisait pleurer Darcy ? Il se souvenait encore des yeux rieurs de la demoiselle, en cet après-midi enneigé de février, à Pré-au-Lard. Où ils avaient partagé leur premier baiser. Il s’était juré qu’il ferait tout pour que le sourire qu’elle lui avait offert ce jour-là soit le dernier souvenir qu’il garderait d’elle. Lysander tenta de se ressaisir. Fini, les souvenirs. Il cligna des paupières, et se concentra sur sa sacoche, dont il sortit un mouchoir en tissu, un peu sale, un peu abîmé par le temps.

« Tiens. »  Dit-il, toujours sans croiser son regard. Sa gêne devait se ressentir à travers son geste un peu tremblant. Il était loin d’être à l’aise face à Darcy. Face à ses battements de cœur incontrôlables. Face à ce même cœur qui lui hurlait de la prendre dans ses bras, de nettoyer ses larmes au moyen de baisers. Il serait bien tenté de le faire. Au lieu de ça, il se mordillait avec anxiété l’intérieur de la joue et fixait le sac à dos de la jeune femme. Darcy semblait vraiment sincère. Mais Lysander ne savait plus démêler le vrai du faux avec elle.

Il allait droit au but, alors qu’elle séchait ses larmes. Darcy était toujours là, elle ne pouvait pas l’être indéfiniment. Elle ne pouvait pas lui courir après le restant de ses jours. « Honnêtement, tu espères quoi de moi, Darcy ? » Lança-t-il, soudainement, un peu féroce. La phrase était sortie toute seule. Darcy le désespérait, ou plutôt, le désarmait. Et ça lui faisait peur. Il s’en voulait d’être si faible face à l’Ollivander. Cette simple question ouvra la porte à d’autres, encore : « Tu crois qu’un simple ‘tu me manques’ et tout est pardonné ? Tu penses que c’est avec tes larmes et tes mots tendres que je vais revenir vers toi ? » Renchérit-il. Lysander était dur. Lysander savait qu’il blessait. Mais c’était ce qu’il pensait, même s’il savait  au fond qu’il y avait des moyens plus doux de le faire comprendre à Darcy. « Si c’est ce que tu crois, c’est que tu as tort. J’ai décidé de faire le tri, de choisir des personnes vraies, authentiques dans ma vie. Qui ne me trahiront pas dès que j’ai le dos tourné. » Référence directe à l’évènement qui avait tout foutu en l’air. « Et tu n’en fais plus partie. S’il te plait, ne te fais pas d’illusions à ce sujet. » Siffla-t-il entre ses dents, rancunier. Il s’autorise un moment à croiser ses yeux. Grave erreur. Dans sa poitrine, son cœur rate un battement. Il fallait qu’il arrête, il se faisait du mal. De ses yeux, son regard passe à un point entre les sourcils de la jeune fille –astuce qui lui permettait de lui faire croire qu’il la regardait toujours dans les yeux. Il tente de rester concentré, de ne pas se laisser perturber. Il pourrait lui pardonner. Il pourrait se pencher, l’embrasser sur le front, sur le nez, sur la bouche. Darcy le reprendrait. Lui aussi, il pourrait.  Il voudrait. Il l’aimait encore, tellement  -tellement. C’était évident. Il était incapable de nier cette part de lui qui devenait toute chose dès qu’elle était dans les parages. Mais il avait les moyens de tourner la page, il pouvait. Il avait moyen d’être fort. Non, il ne voulait pas être le faible dans l’histoire. Il ne voulait pas être le gars du milieu, qui voyait les deux personnes les plus chères au monde le trahir comme si ce n’était pas si grave. Ce n’était pas seulement une question d’orgueil. C’était aussi une question de confiance. De respect. C’était primordial dans un couple. Et il se demandait s’il y en avait encore suffisamment entre eux pour qu’une seconde chance ne soit ne serait-ce qu’imaginable.


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MessageSujet: Re: it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy   Mer 18 Fév - 9:13




   


Lysander & Darcy
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C’était avec perplexité que Darcy avait observé Lysander ouvrir sa sacoche pour en sortir un vieux mouchoir de tissu qui semblait d’une autre époque pour lui tendre. « Tiens. » Il refusait toujours de croiser son regard, mais la jeune femme était touchée par l’attention. Et puis, à présent, tout ce qui venait de Lysander était bon à prendre pour Darcy, même un vieux mouchoir à la propreté douteuse. La main tremblante, elle l’avait saisit pour le porter à son visage, profitant de l’occasion pour cacher ses larmes. Elle détestait être vue en état de faiblesse, et encore plus devant Lysander. Encore plus maintenant. « Honnêtement, tu espères quoi de moi, Darcy ? » Sa question eut l’effet d’une gifle violente sur la joue de la jeune femme. C’est vrai, après tout. Qu’attendait-elle de lui ? Elle devait se rendre à l’évidence que le temps n’effaçait pas les blessures, au contraire, c’était comme s’il les rendait plus vives encore. Comme s’il permettait à Lysander d’oublier la gentillesse et l’affection qu’il ressentait autrefois pour elle, pour ne laisser que la rancœur et la haine. Et ce, bien sûr, à sens unique, puisque la demoiselle avait l’impression de ne jamais pouvoir s’en détacher à mesure qu’il s’éloignait un peu plus chaque jour. Elle aurait presque voulu pouvoir l’oublier, mais la vérité était qu’elle en était tout simplement incapable. Elle savait, au plus profond d’elle-même, que leur histoire était loin d’être terminée. Elle en avait l’intime conviction, et elle ne pouvait tout simplement pas abandonner cela. Il était la seule à pouvoir la rendre heureuse, il était donc naturel qu’il soit aussi le seul à pouvoir la rendre vraiment malheureuse. « Tu crois qu’un simple ‘tu me manques’ et tout est pardonné ? Tu penses que c’est avec tes larmes et tes mots tendres que je vais revenir vers toi ? » Une gifle, encore. Une gifle double puissance. Darcy avait l’impression qu’elle allait s’écrouler au sol d’une seconde à l’autre, incapable de continuer à se tenir debout devant lui. Quoi qu’elle fasse, peut importe à quel point elle essayait, elle devait se rendre à l’évidence qu’il ne voulait plus d’elle, tout simplement. « Si c’est ce que tu crois, c’est que tu as tort. J’ai décidé de faire le tri, de choisir des personnes vraies, authentiques dans ma vie. Qui ne me trahiront pas dès que j’ai le dos tourné. » Cette fois, l’ancienne Serdaigle en aurait presque rit. Que de belles utopies il avait là ! Comme s’il était possible à l’avance de savoir si une personne allait nous trahir, un jour où l’autre. Et refuser de s’attacher à des gens qui pourraient un jour nous décevoir, c’était s’interdire de vivre. Si elle-même, six ans plus tôt, elle avait pu prédire le mal qu’elle ressentirait des années après à cause de ce garçon, aujourd’hui un homme, se serait-elle autorisée à craquer et à lui donner son cœur ? Non, certainement pas. Si la jeune et naïve Darcy qu’elle était alors avait su, elle ne se serait jamais donnée à Lysander. Et qu’est-ce qu’elle aurait perdue ! Se refuser les souffrances finales, ça aurait été se refuser les joies des six dernières années, et rien que pour elles, cela valait de ressentir toute la douleur du monde. « Et tu n’en fais plus partie. S’il te plait, ne te fais pas d’illusions à ce sujet. » Qu’il lui balance sèchement. Enfin, il croise son regard. Aussitôt, celui de la jeune femme se durcit, devint plus froid. Elle ne voulait pas lui donner la satisfaction de voir à quel point il l’avait touchée et blessée. Ce n’était pas juste. « Pas besoin de préciser, j’avais compris, merci, tu peux arrêter de me cracher ta haine au visage. » Voilà qu’il avait réussi à la mettre en colère, une première. Bien sûr, ils avaient déjà eu leurs désaccords, mais jamais elle n’avait vraiment ressentir cette colère bouillir dans ses veines, pas face à lui, qui était pourtant celui qui arrivait envers et contre tous à l’apaiser. Autrefois. « Personne n’est tout blanc ou tout noir. Tu peux continuer à chercher des gens parfaits, tu ne les trouveras pas. J’avais trop bu, mais je suis loin d’être la seule fautive dans l’histoire ! Et j’en suis désolée, sois en sûr, mais je ne peux pas effacer ce qui s’est passé. » Elle faillit ajouter qu’en plus, ils étaient jumeaux, bon sang, c’était tout de même compréhensible qu’elle puisse les confondre en étant bien éméchée. Et puis, c’était lui-même qui remplissait son verre, encore et encore, il avait donc sa part de responsabilité dans la catastrophe. Chose qu’elle se passa évidemment de lui souligner, sachant que ça ne pourrait qu’aggraver son cas. « J’espère simplement que tu pourras un jour me pardonner. Parce que je n'abandonnerai pas. » Sa voix s’était brisée à la fin de cette nouvelle phrase, et elle sut qu’elle serait incapable d’en dire davantage pour l’instant. Serrant fort son mouchoir dans sa main droite, elle s’y raccrochait comme un enfant se raccroche à sa peluche lors d’un moment difficile, persuadé qu’il contient une force invisible capable de le protéger du monde extérieur.


   
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MessageSujet: Re: it's true, that it kicks you in the teeth when you are least expecting —darcy   Jeu 19 Fév - 5:36



It ain’t the gun
It’s the man behind the trigger
Gets blood on his fingers
And runs
It ain’t the lie
It’s the way that the truth is denied

suicide, james arthur.

Lysander se sentait déjà coupable pour les mots qu’il avait prononcés. Il savait qu’ils étaient durs et pas si sincères. Il n’éprouvait pas vraiment pour Darcy toute cette rage. Ce qui sortait de sa bouche n’avait rien à voir avec ce qui se passait dans sa tête… ni dans son cœur qui depuis tout à l’heure était dans tous ses états. Les larmes de Darcy c’était déjà une torture en soi. Il fallait qu’il en rajoute avec des paroles aussi ingrates qu’il s’efforçait d’énoncer avec toute la conviction du monde. Alors qu’au fond, une voix quelque part lui hurlait d’arrêter le massacre. Il aurait dû ignorer Darcy jusqu’au bout, ça aurait été plus facile. «Pas besoin de préciser, j’avais compris, merci, tu peux arrêter de me cracher ta haine au visage. » Darcy –évidemment- ne sembla pas prendre avec plaisir les mots de Lysander. Il avait trop parlé, il en avait été sûr. Les mots lui étaient sortis de la bouche sans qu’il ne puisse les retenir. Ça ne lui arrivait que trop souvent ces temps-ci.

Pourquoi avait-il eu l’idée d’engager la conversation ? Il avait espéré qu’ils partent sans conflits, peut-être ? Non, clairement non, mais il voudrait juste qu’elle comprenne à quel point il était déterminé à mettre un point final à leur relation. Mais en parler, comme ça… La voix pleurer, et devoir être aussi cruel avec elle… C’était loin d’être évident. Il leur faisait du mal, à tous les deux. Lysander parce qu’il n’arrivait pas à exprimer clairement ce qu’il voulait sans s’emporter aussitôt entre sa rancœur et ses sentiments ; Darcy parce qu’elle se voyait violemment rejetée malgré tous ses efforts. Est-ce que c’était lui le méchant dans l’histoire, au final ? Mais non, débile cesse de te tourmenter pour les erreurs des autres. Lysander secoua la tête et ne répondit pas à Darcy. Elle avait changé d’expression et semblait être… en colère. Evidemment, personne ne se laisserait « insulter » comme ça sans être un minimum piqué au vif.
Elle se défendit : « Personne n’est tout blanc ou tout noir. Tu peux continuer à chercher des gens parfaits, tu ne les trouveras pas. J’avais trop bu, mais je suis loin d’être la seule fautive dans l’histoire ! Et j’en suis désolée, sois en sûr, mais je ne peux pas effacer ce qui s’est passé. » Lysander savait bien qu’elle avait raison, quelque part. Il exagérait sûrement la gravité de la situation. Après tout, ce n’était qu’un baiser. Il ne les avait pas surpris au lit, tout de même. Mais, ce qui dérangeait Lysander c’était la grande symbolique qui se cachait là-dessous. Tout ce que cela impliquait, indirectement ou pas. C’était les êtres qu’il chérissait le plus au monde qui en étaient les protagonistes. Même saouls, il fallait tout de même avoir un minimum d’envie pour le faire. Est-ce que c’était vraiment innocent ? Lysander avait passé de longues nuits à retourner tout cela dans sa tête, encore et encore. Cela mêlé à leurs souvenirs de leurs vies passées. Est-ce que Lorcan avait déjà abandonné les sentiments qu’il avait éprouvé pour Darcy ? Est-ce que Darcy avait vraiment été entière à Lysander pendant leurs six ans de relation ? Est-ce que ce baiser échangé avait vraiment été le premier ? Et même… le dernier ? Cette histoire avait eu lieu certes il y a six mois, mais en remettait en question presque toute une vie. Chaque moment passé ensemble se voyait passé au crible.

«J’espère simplement que tu pourras un jour me pardonner. Parce que je n'abandonnerai pas. » Elle allait donc continuer à insister. Lysander aurait dû s’y attendre, ce n’était pas vraiment étonnant venant de la part de Darcy. Elle était du genre acharnée, elle n’abandonnait pas aussi facilement… Surtout sur les gens qu’elle aimait. Les derniers mots de Darcy serrèrent le cœur de Lysander. Elle pouvait insister, ça serait inutile. En l’instant présent,  ce pardon, il ne se sentait pas encore prêt à le donner. Est-ce qu’un jour il pourrait ? La réponse était encore si floue. Il savait juste qu’il avait besoin d’espace. Il avait besoin de s’éloigner de Darcy comme de Lorcan pour ne pas être influencé dans sa décision. Pour le moment, il voyait rouge. Le harceler de droite à gauche n’était pas vraiment le moyen le plus efficace d’arriver à un pardon, vous en conviendrez. Après, qui sait ce que l’avenir réservait. Il n’était pas impossible qu’il revoit son jugement. Qu’il accepte les excuses que son frère et Darcy ne cessaient de lui proliférer. Le souci c’est que pour l’instant il n’était pas sûr de voir de la sincérité dans leurs mots. Il était plus facile de parler que d’agir. Ils avaient eu des torts, comme Darcy l’avait souligné, ils n’étaient ni blancs, ni noirs. Mais on ne pouvait pas tout justifier comme ça, sous prétexte que tout le monde faisait des erreurs. Et croire qu’une telle chose puisse être pardonné en un coup de baguette relevait de l’utopie.

Le ton employé dans dernière phrase de Darcy suffit à convaincre à Lysander qu’il n’était pas question de s’emporter davantage. Il baissa le ton, essaya d’être plus doux, nettement moins agressif pour se défendre : «Je sais bien que tu n’es pas la seule fautive. Et c’est peut-être ça le pire. Je t’en aurais vraiment moins voulu si t’avais pris un autre con qui trainait dans le coin. Mais mon frère. » Il marqua une pause.  « Mon meilleur ami. J’ai toujours tout partagé avec lui, mais je ne penserais pas avoir à te partager aussi. » Il se sentit presque obligé d’ajouter juste après, pressentant que Darcy allait relever ce dernier point : « Pas comme ça » Au cas où Darcy lui répliquerait qu’elle n’était pas un morceau de fromage. « Avec lui je ne partage plus que le nom de famille, désormais. » Soupira-t-il doucement, plus pour lui-même que pour être réellement entendu. Il ignorait si Darcy avait d’ailleurs perçu cette dernière phrase, qui était comme soufflée. C’était étrange à dire mais c’était vrai. Il avait l’impression que leur passé n’était qu’un beau rêve. Après tout, cela faisait déjà six mois que leurs contacts étaient strictement limités.
« Je ne te demande pas d’effacer ce qui s’est passé, Darcy. Je veux juste que tu t’éloignes. Cela vaut pour toi et Lorcan. Laissez-moi… du temps. » Lysander parlait déjà plus avec sa raison que tout à l’heure. Son impulsivité des premiers instants paraissait s’être adoucie. Il tentait de contrôler les battements de son cœur.  « Quant au pardon, je ne peux rien te dire pour le moment. » Il était honnête, pour le coup. Mais c’était déjà moins brutal que tout à l’heure. Il avait beau avoir affirmé qu’il voulait les rayer définitivement de sa vie, au fond il savait que ce n’était pas la vérité. A côté du peu qu’ils l’avaient déçu, il y avait tous ces moments partagés avec eux qu’il ne voulait pas oublier, et qu’il espérait secrètement un jour revivre. Il y avait désormais dans ses mots un petit espoir de nuance, qui pourrait faire penser à Darcy qu’il serait un jour capable de changer d’avis. « Pour le moment », « Laissez moi du temps », il avait dit. Lysander espéra ne pas avoir nourri Darcy d’illusions.


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