AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I won’t let go with you - JARABELLA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité

MessageSujet: I won’t let go with you - JARABELLA   Dim 1 Fév - 10:33

I WON'T L.E.T G.O WITH YOU
ARABELLA & JAMES

What did you give me to make my heart beat out my chest ? ✻✻✻
La nuit.
Les masques tombent. Les âmes s’évadent. Les esprits s’apaisent. Sauf le tien.
Ta journée de cours ? Tu l’as déjà oubliée. Tes amis ? Ils sont sûrement réunis quelque part en bas. Mais toi, ce soir, t’es loin. Trop loin d’eux. Pour la première fois depuis longtemps, t’as envie d’être seul. Lointain. Irrécupérable. Libéré. Oui c’est ça. T’as envie de liberté. Les pauvres malheureux qui t’aiment, tu les fuis, tu ne les veux pas ce soir. Ils ne comprennent pas. Ils ne le peuvent pas. Tes pas atteignent une marche de plus à chaque enjambée d’évasion. Ça grimpe vers le haut. Cette prison dorée qui est devenue la tienne. Ton regard rencontre ton visage dans un miroir au milieu de ses escaliers. T’as encore cet air de dédain, mais l’apparition malicieuse prouve ton objectif. Ton projet d’évasion juste le temps de quelques heures. Ta main droite retire ton bonnet en laine dévoilant cette crinière brune en bataille. T’y passe les doigts, mais rien y fait, t’as toujours la même coupe indomptable qui souligne cet air d'éternel gamin. Celui qui plait aux filles. Celui que tu garderas sûrement jusqu’à la fin, même quand tu seras vieux et croulant. Ça te fait rire doucement. T’es con, James. Spinks, ce n’est pas Poudlard, ce n’est plus Poudlard. De toute façon, tu n’as plus envie de faire marche arrière même si la nostalgie te rattrape parfois. Y’avait des bons côtés, comme le club de duels, les conneries que tu mettais sur le dos de Peeves, les nanas que t’enchainaient comme dans une industrie du taylorisme économique. Mais aujourd’hui, t’as plus qu’un goût amer de ces choses-là. Pas que tu ne veux plus t’amuser avec la gente féminine, ou que la chaire t’horripiles. Il y a juste que t’es trop insatisfait à la fin de chaque partie de jambes en l’air. C’est ça de mûrir ? Bah putain, ça te complique la vie ! Ton ascension reprend, tu laisses tes jambes faire, elles savent où elles vont. Ça fait longtemps que tu n’es pas monté dans ton repère, presque un mois. Tes yeux pétillent rien qu’à ce souvenir quand tu as découvert l’endroit parfait lors de ta première année. T’étais un petit nouveau avide de montagnes russes et de découvertes dans ce nouveau décor, tu voulais tout. Comme d’habitude. Toujours plus grand. Toujours plus haut. Toujours plus fort. Alors t’es partie en quête comme Christophe Colomb et le Capitaine Cook. Et tu l’as découvert c’t’endroit qui serait rien qu’à toi. Juste pour toi. Il suffisait de grimper en haut de la tour sud, celle dont tout le monde est effrayé, sauf toi. Comme d’habitude. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Tu atteints une de ces anciennes salles de torture et là, dans le coin ya une faille dans le mur. Tu y passes, l’air est glacial dans ton t-shirt mais tu t’en fous. Tu t’engouffres, tu montes sur une pierre mais au lieu de te hisser enfin, dernier rempart avant de rejoindre ton endroit favori, tu te stoppes. Bouche bée. Une voix claire et douce chantonne, doublée par un son de guitare. Qui a osé venir ici ? Qui a pu trouver ta cachette ? Putain… T’es dégoutté. T’es prêt à faire demi-tour mais la mélodie te retient, elle serre brutalement tes trippes. Tu aimes ça. Tu veux savoir. Ni une, ni deux. Tu prends appuis et tu t’élèves à la surface du toit. Là, tu n’es même plus attiré par le décor qui t’entoure. Pourtant c’est magique sous ce ciel d’encre, sous cette lune ronde. En bas, Aberdeen s’étale, innocente, calme et grandiose, mais tes yeux n’ont qu’une contemplation. Elle. Arabella, assise sur les tuiles, une guitare serrée contre elle. Elle t'a vu, idiot. La lune, seule spectatrice de cette rencontre d'inforturne, joue trop bien sur ses mèches de feu. Putain qu'elle est belle. La musique s’est éteinte mais tu entends la voix qui continue à t’ensorceler toujours plus dans ton esprit. Brusquement, tu sembles enfin réagir dans ce silence. Tu lui en veux d’être ici. Tu lui en veux de t’avoir attiré. Tu lui en veux, juste parce que c’est elle. « Qu’est-ce tu fais là, Yaxley ? » t’entends-tu lui dire, furieux.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   Dim 1 Fév - 11:20

T'es seule, Billie. Tu pourrais aller t'coucher, comploter avec Darcy, parler avec Arès. Tu pourrais faire mille et unes choses passionnantes mais au lieu d'ça, t'es prise par une envie folle. Par une envie musicale. Alors, très silencieusement, tu récupères ta guitare. Elle est planquée sous ton matelas, c'est ce que t'as trouvé de mieux. Tu sais que tes colocataires ne te diront rien : soit elles n'ont pas remarqué l'instrument, soit elles ont fait semblant de ne pas le voir. Tu te contrefiches de la réponse, puisque le résultat est le même. Puisque tu peux jouer, tout va bien. Et même que ce soir, t'as envie de t'exprimer. T'as envie de chanter une chanson triste, et de parler aux étoiles. Ça t'prend, parfois. Faut pas croire que l'Arabella a toujours un masque de marbre plaqué au visage, l'Arabella a aussi son côté artiste. Et toi, ton refuge, ton bonheur, ton paradis, c'est la musique. Alors, tu prends précautionneusement l'étui, ton chapeau noir, un paquet d'clopes et tu sors dans la nuit noire. Tu frissonnes, il fait froid ce soir. L'hiver est là, Billie. L'hiver ne demande qu'à t'attirer dans ses méandres. Pendant un instant, tu ne sais où aller. Tu regardes de tous les côtés, puis soudain, une idée te traverse l'esprit. La tour. Ta tour. Tu ris doucement dans la nuit noire, enfonces ton immenses chapeau sur ta tête, refais le lacet de tes Docs noires et pars en direction de ton refuge.
T'as toujours adoré venir ici. Depuis qu'Arès t'as montré la tour Sud, t'as raconté son histoire, t'as expliqué comment les gens avaient peur de l'endroit, t'es fascinée par le lieu. Tu mets la guitare en bandoulière sur ton dos, t'allumes une cigarette, ranges le paquet et, sortant ta baguette, tu jettes un sort de lumière. Un sort pour sourire aux étoiles. Quand t'es seule, Billie, faut pas croire mais tu souris. Tu sais être heureuse, même si personne ne te l'a appris. Et dans ta recette du bonheur, la musique est un élément clé. Tu t'avances vers la tour, dodelinant de la tête. Tu n'cherches pas à te cacher. Si quelqu'un te voit, il n'a qu'à te voir. Et si c'est quelqu'un que tu n'aimes pas, tu sauras comment le rembarrer. T'es douée pour ça. Et s'il menace de dire à tes parents que tu joues de la guitare, tu le menaceras plus encore. Il n'empêche que tu n'aimes pas que cela se sache. C'est ton petit secret. Ton petit plaisir. Et tu n'as vraiment pas envie que quelqu'un te le gâche. Alors tu montes quatre à quatre les marches de la tour. Tu toussotes, ta cigarette est éteinte. Tu la jettes par terre, et tu l'écrases du bout de ton immense chaussure. Pas très écologique, certes, mais c'est pas comme si t'en avais grand chose à faire de l'environnement. Tu reconnais les lieux, car tu les connais par coeur. Et tu souris, Billie, tu souris. T'as jamais compris pourquoi, mais tu te sens bien ici. Est-ce que c'est bizarre de se sentir bien lorsqu'on est seule, dans une ancienne salle de torture, dans une tour qui fait flipper la moitié de l'université ? Oui. Mais pas pour une Yaxley. Et t'en es une, de Yaxley. Et putain, t'en es fière. Tu passes par un chemin que tu penses être seule à connaitre. Une brèche, un escalier, une ruine de porte. Puis tu y es. Enfin. De nouveau chez toi. Face aux étoiles, saluant la lune.
Le toit.
Tu enfonces ton chapeau pour ne pas qu'il s'envole, te recoiffes rapidement, ranges ta baguette, sors la guitare de l'étui, la caresses doucement, fais quelques réglages, puis réfléchis. Pour une fois dans ta vie, t'as envie d'un truc doux. Un machin qui sait faire pleurer les gens. Tu veux parler avec ton coeur, et sans utiliser Nirvana. Tu fais un clin d'oeil à une comète, comme si elle pouvait t'aider à trouver une chanson. Et tu ne sais si c'est grâce à la comète mais en un instant, tu te mets à chanter.

Baby, I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor
You know, I used to live alone before, I knew you
And it's not a cry, that you hear at night
It's not somebody, who's seen the light
It's a cold and it's a broken Hallelujah

Et soudain, des pas derrière toi. Ton coeur fait un bon, puis tu te dis que si quelqu'un est là, il t'a déjà vue. Alors, tu t'arrêtes doucement de chanter et finis les derniers accord de la mythique chanson de Jeff Buckley. Tu sens une présence derrière ton dos, t'avales difficilement ta salive. T'as pas peur, t'es pas gênée, c'est juste que tu n'sais pas comment te comporter. Tu te retournes, passant une mèche rouge derrière tes oreilles. C'est là que tu le vois. Encore. Toujours.
Potter.
Si tu ne tenais pas à ta guitare, tu lui aurais bien lancé dessus, mais tu sais bien que c'n'est pas possible. Pas maintenant. Puis ta relation avec Potter, c'est plus ce que c'était. Tu l'observes, t'attends qu'il parle. Tu reconnais ses yeux, son air constamment Potter, ses cheveux en bataille. Tu vois un bonnet dans ta main, et tu te plais à t'imaginer comment il doit être mignon dedans. Jamais tu ne l'avoueras, mais ça t'avait manqué de le regarder. « Qu'est-ce que tu fais là, Yaxley ? » Ça, par contre, ça ne t'avait pas manqué. Et puis d'abord, pourquoi te demande-t-il ça ? T'étais là, d'abord, non ? T'es vraiment qu'un con, James Potter. « J'savais que t'étais con, Potter, mais j'pensais que tu savais à quoi ressemblait une guitare. Donc, pour répondre à ta question, j'joue d'la guitare. » dis-tu d'un ton las, agacé par le comportement de l'ancien rouge et or. T'as ta gratte dans les mains, et tu le dévisages d'un air narquois.
Il est encore plus beau au clair de la lune.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   Lun 2 Fév - 5:14

I WON'T L.E.T G.O WITH YOU
ARABELLA & JAMES

What did you give me to make my heart beat out my chest ? ✻✻✻
T’avais juste envie de faire le singe ! T’avais juste envie d’évasion, de grimper et de t’isoler. Et voilà qu’elle t’emprisonnait. Comme d’habitude. Elle te prenait dans son cercle vicieux et trop attrayant. Celui pour lequel tu t’échappes, celui que t’évites, celui que tu redoutes. Mais c’est sans doute, de loin, celui que tu préfères. T’avais besoin d’escalader les sommets, de te sentir vivant en équilibre, grisé en varappe. Pourtant, tu ne l’avouerais pas, mais tu ne serais jamais aussi humain que lorsque la louve se trouvait dans ton espace. Tout ça devenait paradoxal et si tu continuais tu finirais par te perdre. Elle n’avait aucun droit sur toi. Arabella Yaxley n’avait pas le droit. Tout ça devait prendre fin. T’avais qu’à cligner des yeux, faire comme si de rien était. Comme au premier jour. Voilà, redevenir comme avant. Avant ça. Avant ce baiser. Avant vous.
Tu te pensais furieux, et voilà que tu n’avais déjà plus de raison de l’être. C’est con. Vraiment. Tu lui as dit qu’elle n’était rien, qu’elle devait être écartée de ce monde juste pour son nom. Tu le pensais, vraiment ? Toi aussi tu deviens celui qui juge par le nom, comme on te l’a fait toute ta vie ? Toi aussi t’es qu’un putain de mouton Potter. Et merde… La colère s’éloigne peu à peu. Juste après lui avoir craché ta question, celle que t’interprète dans ton esprit comme un repousse-moldu, c’est un repousse-sang pur. Plus véritablement, un repousse-cœur. « J'savais que t'étais con, Potter, mais j'pensais que tu savais à quoi ressemblait une guitare. Donc, pour répondre à ta question, j'joue d'la guitare. » te répond-elle. Ouais t’es con, elle a raison. D’ailleurs, ça te fait sourire. Trop bien sourire d’ailleurs. T’aimes ça. T’es vraiment maso, mon gars. Un instant, t’as besoin de souffler. Tout ça est devenu trop oppressant. Trop subjuguant. Alors ton regard s’envole et balaye l’écran nocturne. Le paysage est beau. Plus que ça même. C’est encore plus sublime que d’habitude. La nuit est claire. Elle dévoile trop de choses. Puis il y a le vent de la mer qui arrive entre vous. La brise maritime et son goût salé, mais elle passe d’abord près d’elle et, toi, malheureux intrus, tu reçois son parfum à elle. Fruité, éloquent, piquant. Tu le reconnais et ça t’coupe le souffle comme la dernière fois. La fois où t’as engouffré ton visage dans son cou dans ce couloir sombre de Poudlard. Et la fois aussi où elle était si proche de tes lèvres sans vraiment les toucher, que t’as vu ses yeux briller, que t’as été salaud avec tes mots hargneux. Putain de parfum. Finalement, t’en conclues que c’est mieux de rester debout. A distance. Puis tu gardes quand même ton visage de prétentieux, d’inaccessible. Elle te connait déjà trop alors ne fais pas de faux pas. C’est mieux pour ta survie. « Toi ? Tu joues d’la guitare ? Ironique. » laches-tu avec ta pointe de provocation. « T’as pas peur d’être contaminée par cette objet moldu ? Fais gaffe, si ça s’savait ta société de pureté te mettrait en quarantaine. » Tu ris. Pour, toi, c’était pas possible que ce soit-elle, ce n’était pas possible que cette voix magnifique t’est autant ensorcelée tout à l’heure. Ce n’était pas possible que ses doigts fins habitués aux sorts de la magie noire puissent produire un son mélodieux rien qu’en grattant des cordes. Ça la rendait trop… Humaine. Ça faisait désordre. Ça faisait désordre dans ton esprit. Et voilà que t’es à nouveau dans son labyrinthe. Ce que tu ne t’avoues pas, c’est qu’elle te fascine. Elle te surprend. A chaque fois, elle arrive à t’impressionner. Et tu la détestes encore plus. Tu dois t’en aller maintenant, James. C’est mieux. Pour tous les deux. Pourtant personne ne peut vous voir. Personne ne le saura si tu restes. Et tu n’y tiens plus, son regard t’observe trop bien, tu le sens sur toi. Il te réchauffe dans cette nuit d’hiver. Et tes yeux bleus reviennent aux siens. Inexorablement. Ce silence est interminable. C’est trop calme. Beaucoup trop calme. Pourtant ça boue à l’intérieur de toi. Ça gronde. Ça va déborder si tu ne fais rien.
Mais qu’est-ce tu fais James ?
Voilà que tes jambes retrouvent une motricité. Tu enjambes les tuiles. T’es trop près. Beaucoup trop. Et pas assez à la fois. Ton attention tombe sur le bonnet que tu fais tourner entre tes phalanges. « Montres-moi… » T’as soufflé ces mots. Tu n’as pas hurlé. T’as pas envie de sarcasme en cet instant. Soudain tu finis par te baisser vers elle, tu te penches même. T’as cet air malicieux qui s’accroche à toi comme une seconde peau alors que vos regards se croisent. Ni une ni deux, voilà que t’as fait ta prise. Tu lui voles son chapeau qui lui va si bien. Tu l’éloignes hors de sa portée car tu sais qu’elle ne va pas apprécier. Les cheveux rouges sont libérés et se balancent doucement au gré du vent. Elle aurait fait une lionne parfaite. Tu finis par t’asseoir à un mètre d’elle, face au vide. Mais à côté d’elle quand même. Tu fixes le couvre-chef sur ta tête avec fierté. « Faisons un truc. Tu joues un morceau. Si je juge que tu n’es pas une tricheuse et que tu sais jouer, je te le rends. Après tout quoi de mieux qu’un impur pour juger, un truc de moldu, hein Yaxley ? » ajoutes-tu, plus sérieux que désinvolte. C’est stupide. Comme si vous étiez capable de vous entendre pour autre chose que la guerre qui vous unit. Pourtant, tout ce que tu veux c’est rester là. Près d’elle. Et tu veux ce compromis. Car s’il n’y en a pas. Ça finira comme d’habitude, en cri et en larmes. Et un des deux devra finir par partir. « Alors ? Me dis pas que t'as peur de perdre ? » Joueur d'un jour, joueur toujours.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   Mar 3 Fév - 6:06

I WON'T L.E.T G.O WITH YOU
JARABELLA

What did you give me to make my heart beat out my chest ? ✻✻✻
« Toi ? Tu joues d’la guitare ? Ironique. » Qu'il se taise. Que quelqu'un fasse terre James Sirius Potter, qu'on lui coupe la langue, qu'on lui couse les lèvres, que - par pitié - on l'empêche de parler. T'aurais tout donné pour qu'il se taise, lorsqu'il t'a traité comme de la merde et qu'il t'a très gentiment expliqué que tu devrais te faire enfermer rien qu'à cause de son nom. Ça t'a brisée, ça. Ça t'a complètement détruite d'entendre les paroles de Potter. Ça t'a bousillé l'coeur. Il agit comme si tu n'avais pas d'coeur, le Potter. Te croit-il insensible à ce point ? Il doit certainement penser que t'es faite de glace. De marbre. Que tu n'as pas d'émotions. S'il savait, putain, si seulement il savait. S'il savait les émotions qu'il produit en toi, ton coeur qui bat bizarrement quand il est là, ton envie incessante de lui dire de la fermer. Tu veux l'gifler. Tu tiens beaucoup trop à lui. C'est pas bon, ça, Billie. C'est pas bien. « Ça t'pose un problème, peut-être ? » T'aimes pas vraiment qu'on s'attaque à ta guitare. Peut-être parce que c'est l'une des rares chose avec laquelle tu te sens en parfaite harmonie. C'est vrai, t'exagères pas, tu t'sens bien quand tu joues. Tu t'sens différente, meilleure. Mais ça, il ne le comprendra pas. Il comprend rien, d'toute façon. Il est déconnecté d'ton monde, il ne capte pas les signaux d'alerte qu'on lui envoie. Et malgré ça, tu continues à lui parler. Peut-être bien que c'est toi qu'on devrait faire taire, Billie. « T’as pas peur d’être contaminée par cette objet moldu ? Fais gaffe, si ça s’savait ta société de pureté te mettrait en quarantaine. » Tu réfléchis une demi-seconde quoi répondre. Tu n'sais pas quoi dire. Tu lui aurais bien lancé un Avada Kedavra, parce qu'il a le don de dire les choses qu'il ne faut pas. Quelque part, ça prouve qu'il te connait un minimum. Allez savoir pourquoi, mais cette unique pensée réussit à te réjouir. « Et toi, j'présume que les gens ont arrêté de vouloir te mettre en quarantaine parce que t'ouvrais ta grande gueule ? On t'pardonne parce que t'es un Potter, c'est ça ? »
Et puis, il rit.
Et quand Potter rit, c'est toute la beauté du monde qui parait défraichie. À côté de son rire, tout parait laid. Les étoiles sont fades, la lune est fade, ta guitare est fade. T'es fade. Tout est fade. Sauf lui. Lui, il resplendit. Il est beau, quand il rit. Et tu t'en fous que ce soit un rire moqueur. Parce que quand bien même il se fout de ta gueule, t'es prête à payer tout l'or du monde pour le voir rire de nouveau. C'est un air cristallin dans la nuit noire. Une bouffée de bonheur dans un mois de janvier absurde. Tu l'regardes plus longuement que tu ne devrais, mais il fait de même, alors tu t'abstiens de tout commentaire. C'est une oeuvre d'art, Potter. « Montres-moi… » De quoi ? Tu tournes vivement la tête, tu ne comprends plus ce qu'il se passe. Sa voix n'est qu'un murmure dans la nuit noire et tu te laisses porter. T'es happée par ce type, Bella. Complètement hypnotisée. Il s'approche de toi, il est beaucoup trop proche pour que tu puisses faire quoi que ce soit. Tu n'contrôles plus la situation, plus rien du tout. Ça te glisse entre les doigts. Et puis le visage de Potter est très proche du tien. Te voilà partie dans tes rêves les plus fous, t'as envie de passer ta main dans sa masse brune. T'as envie de te coller contre lui, tu veux sentir ses bras sur toi. Tu veux enfouir ta tête dans son cou. Tu veux l'embrasser, l'embrasser à n'en plus pouvoir. L'embrasser à en crever de désespoir. Tu veux son souffle dans ton cou. Tu veux...
Il te pique ton chapeau, et tu pousses une exclamation indignée. Il l'éloigne de toi, et tes cheveux volent dans tous les sens. Ils s'baladent. Ils sont libres, eux. Ils font ce qu'ils veulent, et tu les envies. Potter s'assoit à un bon mètre de toi et met ton joli chapeau noir sur sa tête. « Il me va bien mieux. » commentes-tu d'un ton désinvolte, presque moqueur. Tu sais parfaitement que c'est le genre de mec qui sait ce qu'il veut. Alors tu vas attendre patiemment qu'il pose les règles du jeu et, si elles ne te plaisent pas, tu récupèreras ton couvre-chef à l'aide d'un sort quelconque. Peut-être que t'es pas une experte des relations sociales, mais tu t'y connais en magie. C'est un de tes rares mérites. Mais n'empêche que ton chapeau donne à Potter un air atrocement sauvage. Indomptable. Un lion, ouais. C'est son côté Gryffondor qui ressort. Et Merlin sait, Billie, que tu as toujours eu un faible pour les choses dangereuses. T'as toujours aimé convoité ce que tu n'as jamais pu avoir. « Faisons un truc. Tu joues un morceau. Si je juge que tu n’es pas une tricheuse et que tu sais jouer, je te le rends. Après tout quoi de mieux qu’un impur pour juger, un truc de moldu, hein Yaxley ? » Tu tousses, tu t'en étranglerais presque. Son ton est sérieux, et tu tiens vraiment à ton chapeau. « Alors ? Me dis pas que t'as peur de perdre ? » Tu ricanes, c'est plus fort que toi. Il déconne, n'est-ce pas ? Dites moi qu'il déconne, et on s'en sortira. Mais il ne semble pas décidé à ajouter quelque chose d'autre, alors tu dis sereinement. « Toi mieux que quiconque, Potter, devrait savoir que je ne perds jamais... » C'st presque vrai, Bella. Ça l'est même toujours, en temps normal. Mais en compagnie de Potter, rien n'est normal. Ni ton coeur, ni ta raison. T'es comme changée, lorsque tu es à ses côtés. Tu attrapes ta guitare, gratte un ou deux accords. Puis tu t'arrêtes, pensives, et le fixes brusquement. « On va faire un truc, Potter. Tu m'dis une chanson, et si j'l'interprète assez bien, tu m'rends mon chapeau. » Tu fais craquer ton cou, remets une mèche rouge derrière ton oreille. « Dis moi que t'as de bons goûts musicaux. Sinon, tu baisserais gravement dans mon estime, et déjà que t'es pas bien haut, ça te classerait vraiment très bas... » Et ça, c'est dit. Ça te brûlait la langue, depuis tout à l'heure.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   Mer 4 Fév - 5:07

I WON'T L.E.T G.O WITH YOU
ARABELLA & JAMES

What did you give me to make my heart beat out my chest ? ✻✻✻
T’as plus rien, James. T’as plus le contrôle, même si tu feins d’être le maître. T’as plus d’raison, même si tu penses tout contrôler. T’as plus de cœur non plus, bien que tu le sentes cogner atrocement jusqu’à tes tempes. Il te reste seulement cette arme. Tes mots. Ceux qui font mal, ceux qui poignent. Ceux qui merdent et qui la blesseront. Tu veux les meilleurs pour elle mais ils refusent de prendre essence au bord de tes lèvres. Alors tu choisis les pires, et tu regrettes de les dire à chaque fois. Mais, tu l’sais que tu en as besoin. Ça te cache, ça te dissimule de cet intérieur trop engourdi qu’est devenu ton esprit depuis que tu l’as vu. Vous vous êtes toujours exprimés ainsi, avec des coups bas et des paroles acides. C’est le lien qui vous unis, elle et toi. Quand elle te répond, c’est comme si tu gagnais. D’une certaine façon. Car elle fait attention à toi. Elle aussi a besoin de te détester. Le jour où elle ne répondra plus, elle te trouvera indifférent. Elle ne te regardera plus. Peut-être que toi non plus. Elle ne daignera plus t’enfoncer, tu ne trouveras plus d’égal à ta joute. Et vous vous éloignerez. Etait-ce ce qui allait se passer ? Etait-ce l’inévitable ? Continuer à vous cracher à la gueule, pour qu’un jour, l’un de vous deux cesse et passe à autre chose ? Ton cœur se presse. T’as mal James. Trop mal. Tu as l’impression que des griffes le lacèrent pour le faire saigner un peu plus à chaque question évidente qui se bouscule dans ta tête. Mais ton cœur bat encore. Le con. Toujours plus, malgré tout. Une boule incurable s’est coincée dans ta gorge et t’as envie de crier. Mais ta voix est aphone. Tu ne peux pas. Mais t’as envie de hurler que non. Que non, elle ne peut pas t’oublier. Elle n’en a pas le droit. Elle n’a pas le droit de te laisser. Ni maintenant. Ni demain. Ni hier. Ni dans trois siècles. Arabella Yaxley doit rester dans tout ce que tu détestes et que tu exècres. Pour ton bien. Arabella Yaxley te tuera, tu préfères, mais elle ne t’oubliera pas. Tu lui interdis.
Le rictus creuse la fossette au coin de ta joue quand tu l’entends signaler : « Il me va mieux. ». Le chapeau. T’es vraiment fier, hein James. T’as trouvé le bon substitut. Puis avoue-le, t’aimes ça l’emmerder la Yaxley. T’aimes la faire jaillir. T’aimes l’entendre gronder. T’aimes quand elle sort de ses gonds. Juste pour toi. Ouais, c’est vrai. Elle est encore plus sexy quand elle est en colère. Quand elle te repousse. C’est pour ça que tu crèves de l’embrasser encore une fois. Comme l’autre fois. Diable que t’aimes la rendre hors d’elle, t’aimes ce pouvoir qui la fait sortir de son tempérament sure d’elle, imperturbable, et qui défie tous les autres. Tu sais qu’elle n’aime pas perdre le contrôle. Comme toi. Et tu fonds littéralement quand tu l’entends parler. Et chanter apparemment. Elle a cette maîtrise de la parole, elle sait captiver n’importe qui. Elle influence. Elle contre. Elle est… parfaite. Même quand elle te hait. Elle ricane quand tu lui dis qu’elle a peur de perdre la face. T’aurais dû parier qu’avec cette remarque tu faisais mouche. « Toi mieux que quiconque, Potter, devrait savoir que je ne perds jamais… » Biensûr que tu ne l’imagines pas renoncer une seule seconde. Mais ça aussi, tu n’es pas obligé de lui dire non plus. Il ne vaut mieux pas. « Sois pas si sûre de toi, Yaxley. Ça t’fout des rides prématurées. » Nouvelle pique, et tu penches la tête en la regardant arquant les sourcils et de nouveau tout sourire pour lui montrer que t’attends. Tu pensais avoir gagné, hein. Oui, t’as déjà cet air satisfait quand enfin elle fait frôler ses doigts sur les cordes de la guitare. Mais à peine les prémices d’une mélodie s’envole qu’elle s’arrête. Tu la fixes de nouveau. Elle a peut-être finalement décidé de ne pas rentrer dans ton jeu. « On va faire un truc Potter. Tu m’dis une chanson, et si je l’interprète assez bien, tu m’rends mon chapeau. » Et oui, Potter. T’aurais du t’en douter, n’est-ce pas ? Depuis quand Yaxley capitule sans faire valoir ses propres règles. T’as ce regard, mi-consterné, mi-amusé. C’est ça de se réjouir trop vite. « Dis-moi que t’as de bons goûts musicaux. Sinon tu baisserais gravement dans mon estime, et déjà que t’es pas bien haut, ça te classerait vraiment très bas… » Tu le sais qu’elle le fait exprès, mais ça te touche, hein p’tit con ? Ça te fait mal au fond avoue ? « J’ai pas l’intention de t’faire plaisir. Mais ça me va droit au cœur d’être quand même dans ton classement, Yaxley. » Faut dire, t’es un peu bougon et sec dans cette dernière phrase. Merde. Pour qui elle se prend avec ses grands airs de princesse. T’as préféré tourner la tête pour ne pas lui montrer qu’elle t’a heurté avec sa réplique. Tes yeux lui montreraient trop de choses.. Alors tu finis par t’allonger sur les tuiles, croiser un bras sous ta tête pour te caller aussi confortablement que possible. L’autre main à attraper fermement le grand chapeau noir et le pose sur ton torse, espérant peut-être atténuer le martèlement cardiaque qui y gronde. « J’suis deg’, moi qui voulait te voir glapir sur du Britney Spears. » ajoutes-tu moqueur, juste pour la forme. Tes yeux bleus se perdent vers les étoiles au-dessus de toi. T’as pas vraiment d’idées en fait. Tu ne sais pas si ça lui plaira non plus bien que tu saches d’avance qu’elle n’est pas le genre de nana qui écoute des choses dégoulinantes de love et de chocolats. Ça te plait, d’ailleurs. Ce n’est pas une groupie, la Yaxley. Elle ne roule pas des yeux devant toi comme la plupart des demoiselles. Elle ne prend pas de gants pour te parler et te faire plaisir. « Leave out all the rest de Linkin Park, maestro. » glisses-tu, tout à coup dans le calme. C’est sorti tout seul. T’aimes cette musique. Les paroles te parlent et te ressemblent que trop bien ces derniers temps. Tu ne lui demandera pas si ça lui plait. T'as pas envie de lui donner encore une chance de s'enfuir. T'as pas envie de la laisser faire.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   Dim 8 Fév - 5:21

I WON'T L.E.T G.O WITH YOU
JARABELLA

What did you give me to make my heart beat out my chest ? ✻✻✻
C'est un con. Potter est un con, un idiot, un vicieux. Un mec au père trop célèbre, aux idéaux trop construits et aux remarques bien placées. Potter, il porte tellement bien son nom que ça t'écoeure. Il ne s'rend pas compte de l'avantage qu'il a, rien qu'en s'appelant comme ça. Il ne sait pas ce que c'est lui, les regards de travers. Il ne sait pas ce que c'est d'être considéré comme un taré, comme un fou, comme un criminel. Comme un gosse de Mangemort. Qu'est-ce qu'aurait été ta vie, Billie, si tu avais eu un autre nom de famille ? Est-ce que t'aurais eu les cheveux rouges et un goût pour la rébellion ? Est-ce que t'aurais craché sur les gens comme tu le fais en ce moment ? Est-ce que t'aurais eu cette relation étrange avec Potter ? T'en sais foutrement rien, et ça te tue. La lame de tes origines s'enfonce dans ton coeur. Elle tourne, elle t'arrache, elle te fait mal. Mais comme dirait ton père, c'est un mal pour un bien. Une souffrance pour un prix. Une terreur pour de la puissance. Parce que y'a de la puissance chez les Yaxley, et le frémissement qu'inspire ton nom te fait rigoler. Les gens croient que tu vas les tuer, la plupart du temps. Ils se disent, tiens, regardez la gamine, son oncle est à Azkaban, ses parents étaient de fervents partisans. Tiens, regardez la gamine, contemplez son innocence mort-née, apercevez les cicatrices de son passé, douces mémoires sur sa peau porcelaine. Tiens, regardez la gamine, et faites comme les autres, regardez-là de travers, moquez vous d'elle, mais ne l'affrontez pas. Qui sait ce qu'elle pourrait vous faire. Et tout le monde pense ça de toi, Bella. « Sois pas si sûre de toi, Yaxley. Ça t’fout des rides prématurées. »
Sauf Potter.
Mais Potter, c'est pas "les gens", c'est pas "les autres". Potter, tu ne peux pas le relier à une entité. Parce qu'il est unique, ce con. Et c'est bien pour cette raison que t'aimes être avec lui. Il hait tes origines, certes, mais il te traite au même niveau que les autres. Il ne te prend pas pour un être inférieur. Il ne te prend pas pour une idiote, malgré tout ce qu'il peut dire et rien qu'ça, ça t'fait sourire. Tu souris trop vite, avec lui. Faudrait que t'arrêtes. Tu dépasses les normes, les bornes. C'est pas bon pour la santé. « Même les rides n'enlaidissent pas le visage d'une Yaxley. » gromelles-tu, comme pour toi même. Tu l'sais qu'il se fout de ta gueule, parce qu'il attend que tu fasses un truc. Alors tu poses tes doigts sur ta guitare, et puis tu l'prends à son propre jeu. Depuis quand pense-t-il pouvoir gagner... Puis, puis tu attends de savoir où il en est, niveau musique. Tu n'voudrais pas être sous le charme d'un gars qui écoute du rap. Ou de l'électro. Tu veux qu'il écoute de la bonne musique. Pitié. Pitié Merlin. Pitié Morgane. Pitié qui vous voulez. Faites que James Sirius Potter écoute de la bonne musique. Tu n'as pas envie de jouer quelque chose que tu n'aimes pas, et pas envie qu'il soit un gars aux goûts dénués de tout intérêt. Mais ce n'est pas pour autant, Billie, que tu t'arrêteras de penser à lui. Sans que tu ne le réalises, il a pris une place importante dans ta vie. Une place de choix, au premier rang. Une place floue, parce que personne ne sait vraiment ce que tu ressens pour lui. Pas même toi. Pas même lui.
« J’ai pas l’intention de t’faire plaisir. Mais ça me va droit au cœur d’être quand même dans ton classement, Yaxley. » Connard. C'est quoi cette phrase qui fait mal. Tu secoues doucement la tête en pensant fort, très fort, assez fort pour essayer de te convaincre que c'est vrai, que ce n'est qu'une place en l'air. Il a pas l'intention de te faire plaisir, et il l'a dit d'un ton sec, énervé. Il l'a dit un peu avec le même ton que lorsqu'il t'a sorti que tu pouvais aller crever à Azkaban. Ton corps entier tremble à l'idée qu'il te sorte une autre réplique meurtrière. Il sait appuyer là où ça fait mal. C'est un de ses (nombreux) dons. Il s'allonge sur les tuiles, tu le regardes. Il ne te voit pas vraiment, alors tu le contemples plus que de raison. T'attends patiemment sa réponse, ta guitare dans les mains, en essayant de cacher ton stress montant. T'as pas envie de te rater, pas maintenant, pas devant lui. « J’suis deg’, moi qui voulait te voir glapir sur du Britney Spears. » Tu ris, parce que c'est idiot comme remarque mais que ça détend admirablement bien atmosphère. Tu ris de ta voix un peu bizarre, mo-éraillée, mi-cristalline, que personne n'est jamais vraiment arriver à saisir. Voilà. C'est comme ça. Ta voix est une contradiction. Mais quand tu chantes, Bella, ta voix est ton alliée. Ton partenaire. Ton truc à toi. « Leave out all the rest de Linkin Park, maestro. » Tu regardes Potter, et ses yeux croisent les tiens. Tu t'émerveilles devant l'éclat doux que la lune projette dans ses pupilles, et tu lui souris. C'est peut-être la première fois que tu lui souris vraiment. Tu dévoiles des dents blanches parfaitement alignées et une fossette au creux de la joue droite. Tu empoignes ta guitare, et ton sourire ne quitte pas tes lèvres.
Linkin Park. Tu ne t'en remets pas. Potter écoute du Linkin Park. Pour peu, tu l'aurais embrassé sur la joue. Et puis surement autre part après, parce que c'est dur de se retenir dans des moments pareils. C'est dur de résister à sa gueule parfaite. Tu réfléchis, tu connais le morceau et tu parviens enfin à saisir la première note.

I dreamed I was missing
You were so scared
But no one would listen
'Cause no one else cared

After my dreaming
I woke with this fear
What am I leaving
When I'm done here?

Tu te souviens d'une colline. Et d'un soir chaud de Juillet. Tu te souviens de t'être enfuie du manoir. Tu te souviens de Sid, qui courait derrière toi. Tu te souviens de t'être demandée pourquoi tu t'ennuyais avec un sang-mêlé. Puis t'avais vu sa guitare, et son sourire idiot, et t'avais continué à courir. Il t'en avait fait écouté des chansons. Il t'avait montré les Clash, les Beatles. Il t'avait appris à reconnaître les premiers accords d'une chanson des Red Hot. Mais surtout, il t'avait parlé de ton groupe préféré. Linkin Park. T'étais restée sceptique, au début. Mais tu te souviens des nuits où il avait essayé de te convaincre que c'était du pur art. Tu te souviens de ton air moqueur. Puis tu t'souviens aussi d'avoir chanté du Linkin Park jusqu'à ne plus en pouvoir. Jusqu'à en faire une overdose. Alors là, t'es en présence de Potter, et tu t'arracher. Le refrain. Celui là, c'est ton domaine. C'est les paroles de ta vie.

When my time comes
Forget the wrong that I've done
Help me leave behind some
Reasons to be missed
Don't resent me
And when you're feeling empty
Keep me in your memory
Leave out all the rest
Leave out all the rest


Tu t'arrêtes brusquement. Tu reprends ta respiration. « Elles te parlent, les paroles, dis ? » Tu veux savoir, Billie. Tu te dois de savoir, Bella, pourquoi il a choisi cette chanson-là.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: I won’t let go with you - JARABELLA   

Revenir en haut Aller en bas
 

I won’t let go with you - JARABELLA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Holly Holliday ▬ « I won’t let you close enough to hurt me »
» (Sorcha) Let’s be clear, won’t close my eyes
» And we won’t stop til it’s over. -Seamus
» Stefan Dacian - I won’t be overtaken
» all this bad blood here, won’t you let it dry? + alysha

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: rps-